Alors qu’il existe déjà de nombreuses organisations internationales comme l’ONU et toutes ses structures dérivées regorgeant de fonctionnaires internationaux,placés en ces endroits confortables quand ,dirigeant d’un pays,on ne sait pas quoi faire d’eux autour de soi ou pour les écarter momentanément après déconvenues électorales ou bourdes dans l’exercice de fonctions pour lesquelles ils n'étaient pas vraiment « faits »,
Alors qu’une organisation politico-économique à vocation et à participants variables, l’Union Européenne forte actuellement de 27 pays membres , peine à se trouver,depuis plus d’un demi-siècle, et ne sait toujours pas si,la crise énergétique et alimentaire aidant,elle passera saine et sauve la première décennie du troisième millénaire,
Alors que tous les « G »,rassemblements de pays riches ou des plus développés,dans la gamme allant de 7 ou 8 à vingt ou plus, ne servent pratiquement à rien d’autre qu’à la prise de contact entre les uns et les autres ,sinon à projeter ou à deviser pour dans un demi-siècle ,dans 42 ans,en 2050,plus précisément, comme ce fut dernièrement le cas à Toyako au Japon, sachant que nul ne peut prédire exactement ce que sera l’évolution de la technique,de la démographie,des relations internationales,des moeurs politiques ,d’ici là,quand il y a urgence ,maintenant,demain et après demain,dont on ne sait pas de quoi ils seront faits,
Alors que toutes les autres associations d’États de ce genre nées depuis la fin de la seconde guerre mondiale,même dans le cadre d’une langue officielle unique comme ce fut le cas pour le Commonwealth ou la Communauté Franco-africaine, ont été vouées à l’inefficacité et à l’impuissance,et par conséquent n’ont pu se pérenniser sur la base de leurs objectifs initiaux,
Alors que ,faisant le trajet inverse, la Russie n’a rien perdu de son influence depuis que s'est désintégrée l’Union Soviétique dont elle avait été ,au début du siècle dernier,l’élément central et fédérateur par la force plutôt que par l’adhésion,
Alors,alors...était-ce opportun de lancer l’idée d’une organisation supplémentaire consistant dans un premier temps,le plus facile,à faire s’asseoir à une même table des dirigeants fort différents de caractère ,dont certains peu rompus aux coutumes démocratiques et n’ayant pas une conception bien affermie des droits de l’homme ou de la liberté de la presse ,profitant de cette occasion pour se relustrer à la tête de leur pays, et pour laquelle,dans un second temps, chaque pays voudra,histoire d’amour propre, sa part de « bureaux » ou de « sièges » pour héberger quelque dépendance de la nouvelle organisation?

Comme s’il n’y avait dans chaque pays « convive » de ce rassemblement,en principe fondateur, que des problèmes à régler qui ne pourraient l’être que par les autres : l’environnement,l’énergie,le climat,c’est à dire que des beaux sujets,et ,en plus, des sujets durables,puisque la mode est actuellement au tout durable!

Avec l’Union Européenne,ses directives,sa commission,sa Banque Centrale,son Parlement véritable Tour de Babel, sa Cour de justice,plus rien ou presque ne pouvait se faire ou se décider ,comme pour ne citer qu’un exemple: le taux de la TVA sur la restauration ,problème qui commence à dater et qui n‘est toujours pas solutionné définitivement ,bien que ce soit en cours,mais... .

Avec l’Union pour la Méditerranée,satellite,vassale ou associée, ce ne pourra qu’être pire,avec inévitablement de nouveaux impôts,cette fois méditerranéens.

Le rassemblement d’hier,à Paris de représentants de 43 pays sous l'égide de la France, ne fait-il pas immanquablement penser à ces réunions de familles nombreuses ayant souche à la campagne qui consistent à faire se retrouver à une date longtemps prévue à l’avance,un samedi ou un dimanche, tous les descendants d‘un aïeul ayant eu une vie rien de plus qu‘ordinaire, jusqu’à la cinquième ou sixième génération ,au nombre de cent à deux cent cinquante,et dont une bonne partie ne se connaissaient pas ?
Là,tout le monde s’embrasse,les organisateurs de la fête remettent ensemble des cousins ennemis depuis un héritage bénéfique pour les uns et contesté par les autres, le temps d’un repas copieux et bien arrosé. On promet de se revoir .Puis,en fin de journée ,chacun et chacune retourne à ses problèmes et tout continue comme avant. On s’enverra des cartes de voeux,mais personne ne se reverra. Et personne ne s’en trouvera plus mal.

Pour ce qui est de notre monde,des gens continueront à mourir dans la plus grande solitude par noyade en fuyant leurs pays,en proie aux disettes ou ravagés par des guerres civiles , sur des embarcations de fortune pouvant chavirer au moindre coup de vent.
Et,dans nos banlieues des voitures appartenant à des gens n’ayant pas les moyens de se payer un garage, continueront à brûler toutes les nuits.


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La France serait-elle en train de changer « beaucoup plus profondément qu’on ne le croit. » comme l’a affirmé Nicolas Sarkozy ,samedi dernier,lors du Conseil national de l’UMP, au point que « désormais,quand il y a une grève,personne ne s’en aperçoit»?
Notre Président tiendrait-il cela d’un sondage resté secret ou ne serait-ce qu’une intuition qu’il aurait été fort avisé de garder pour lui,en attendant que ce rêve soit confirmé comme réalité au moins d’ici la fin de l’année,lorsque les Français auront une idée un peu plus affinée de l’évolution de leur pouvoir d’achat,du taux d’inflation pour 2008 et du prix du litre de «  95 » pour leur voiture ?

A considérer tous les mouvements de mécontentement qui se sont succédés depuis son élection en mai 2007,et auxquels il devait s’attendre, ne vaudrait-il pas mieux mettre la compréhensible passivité ou la relative indifférence des Français face notamment aux grèves récentes sur le compte de l’accoutumance ?
Ou pire,expliquer la relégation de la gêne à un moindre degré d’importance au constat que d’autres problèmes, causant quotidiennement des désagréments encore plus sérieux que les aléas des grèves elles-mêmes, resteraient imparables,comme les pannes fréquentes dans les transports publics dues à des défaillances techniques de matériels trop vétustes ,les retards de trains non signalés ,et dans un autre domaine ,les coupures impromptues d’électricité,y compris dans les hôpitaux ,sans parler des menaces d’actes terroristes ou de comportements d’individus en situation d’absence de discernement?

Pour en revenir à notre Président,et après ces paroles qui ne seront pas tombées dans des oreilles de sourds,comment cela va -t-il se passer lorsqu’il visitera une usine ou entreprise importante?
Quel genre d’accueil vont lui réserver ces fameux salariés protégés au point de se permettre tous les excès au nom des libertés syndicales?
Ce qui lui est arrivé au dernier Salon de l’agriculture à Paris en ce début d’année n’est-il pas un signe ,entre autres,que la France a changé,mais certainement pas dans le sens espéré qui permette d'être optimiste ?


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Selon une coutume bien rodée pour l’unique raison qu’il n’y avait rien à roder ,demain,mardi 1er juillet 2008,succédant à la Slovénie ,minuscule pays de deux millions d’habitants pas plus étendu que quatre départements français et né en 1991 de la dislocation de l'ex- Yougoslavie ,la France assurera la présidence de l’Union Européenne pour les six mois à venir. On va voir ce qu’on va voir! La belle affaire!
L’Union Européenne ,c’est quoi au juste ? Un rapiéçage de 27 pays d’importances fort inégales et vingt-trois langues différentes pour 495 millions d’habitants!
Combien de nos compatriotes sont capables de citer le nom de ce petit pays qui va refiler le flambeau à la France?
Combien peuvent donner le nom de son président ,Danilo Türk ?
Combien peuvent prononcer le nom de la capitale de cet État,Ljubljana, et encore mieux l‘écrire correctement?
Combien peuvent se représenter son poids exprimé en habitants par rapport à l’ensemble de la population de l’Union Européenne?

S’il faut ajouter à cela qu’il existe un déficit croissant d'enthousiasme pour l'Europe confirmé par le « non » irlandais du 12 juin dernier, encore plus manifeste chez les électeurs des dix nouveaux pays qui ont rejoint l'Union en 2004,et parmi lesquels huit qui avaient subi le communisme ,puisque, seulement et en moyenne, trois sur dix de ces «nouveaux» électeurs européens se sont rendus aux urnes lors des «européennes» de 2004,les premières du genre qui s'y tenaient,les eurocrates ne devraient pas être très fiers de leur oeuvre ,ceux-ci étant,apparemment,les derniers à ne pas vouloir admettre que «leur» Europe,celle des réglementations aussi surprenantes que tatillonnes,celle des obligations de mise aux normes, celle des interdictions et des quotas pas nécessairement justifiés,celle des directives insensées,celle des condamnations et des amendes,celle des institutions innombrables et clairsemées dans divers pays membres, n'apporte pas de réponse satisfaisante aux problèmes existentiels des ressortissants des pays qui la composent.
Après ce « non » irlandais ,on se demande bien si celle-ci ,avec une légitimité aussi mal assise pourra surpasser la prochaine crise sérieuse provoquée par un ou plusieurs petits pays membres qui ne pourront plus suivre le mouvement ou qui seront lassés de voir les plus grands pays dispensés d'obligations ( cf/ déficit budgétaire français ) auxquelles eux-mêmes ne pourront nullement échapper du seul fait de leur poids négligeable par rapport à l'ensemble des pays de l'Union.

D'ores et déjà,une rapide rétrospective de la «construction» européenne ,qui n'en finit plus de s'éterniser,depuis un peu plus de cinquante ans qu'elle a été mise sur rails, autorise à percevoir la taille actuelle de l'Europe comme critique,pas loin d'être comparable à celle - en son état terminal avant éclatement- de la grenouille qui se voulait faire plus grosse que le boeuf,dans la célèbre fable de Jean de La Fontaine. Et la majeure partie des politiciens qui croient à cette Europe,ou qui font semblant d'y croire,ne s'acharnent en réalité qu’à demander aux électeurs de les confirmer à leurs «places», plutôt bonnes, mais ne se rendent même pas compte qu'une bonne partie de ces électeurs ,les abstentionnistes, ont depuis longtemps pris conscience qu'on les prenait pour des imbéciles, s'agissant d‘une entité européenne puissante pouvant rivaliser avec les plus grands pays homogènes de la planète,entre autres.

Peut-être qu'en 1957,lors de la signature du traité de Rome,établissant les bases de ce qui fut appelé initialement «Marché Commun»,une association de six pays à vocation essentiellement économique, beaucoup pouvaient raisonnablement y croire.
A cette époque,l'Europe «occidentale»,sous protection militaire essentiellement américaine par le biais de l'OTAN,et achevant sa reconstruction après la seconde guerre mondiale au cours de laquelle ses pays membres s'étaient battus entre eux ,celle qui, sur les cartes géographiques et dans les milieux politiques ou militaires ,était opposée à l'Europe «de l'Est» ,sous domination de l'ex-URSS,qui y faisait stationner des troupes fort nombreuses et bien équipées dans le cadre d'une alliance militaire appelée "Pacte de Varsovie",cette Europe "occidentale" ,elle travaillait et elle produisait des richesses qui,hormis le pétrole et quelques autres matières premières de seconde importance, satisfaisaient pratiquement l'ensemble des besoins de sa population. Les voitures,les motos,les vélos,les appareils photo, l'outillage électroportatif ,l'électroménager,les machines agricoles,les machines à écrire,les montres,les vêtements,les chaussures,les lunettes,tout cela était fabriqué sur place par des entreprises qui avaient la nationalité des pays européens où leurs usines étaient déployées. Le niveau vie s'améliorait rapidement à l'Ouest,tandis qu’il se dégradait tout aussi rapidement à l'Est en raison de régimes économiques et politiques structurellement opposés bien qu’une propagande efficace relayée dans les pays de l’Ouest faisait croire le contraire. Il paraissait donc normal que l'Ouest ambitionne de faire encore mieux.
Avec l'Europe des six -les six pays fondateurs : Allemagne,Belgique,France,Italie,Luxembourg et Pays-Bas que la proximité géographique et culturelle rendait « associables » - la solution paraissait avoir été trouvée.
Puis,après quelques années de "fonctionnement", il devait s'avérer que l'amélioration escomptée des conditions d'existence des ressortissants des six pays «unis» et devant résulter de cette «union» tardait à se réaliser ,surtout que celle constatée n'était pas perçue comme découlant de cette union ou de ce «marché» initial de 175 millions de consommateurs. Les dirigeants des entreprises de chaque pays pensaient trouver des débouchés multipliables par le rapport de la population du nouvel et vaste ensemble sur celle de leur propre pays ,en oubliant ,toutefois, que leurs homologues des pays partenaires caressaient le même espoir,ce qui ne pouvait qu'apporter désillusion et fausser leurs projets de développement. Alors les «partisans» de l'Europe,pères spirituels et aussi, dans une moindre mesure,pères physiques des actuels eurocrates, se résolvaient à faire rentrer dans les esprits qu'une Europe à huit,serait meilleure qu'à six,puis à dix qu'à huit,puis à douze qu'à dix,puis à quinze qu'à douze,puis à 25 qu'à quinze puis dernièrement au premier janvier 2007 à 27 qu‘à 25,en attendant mieux!Comme dans la fable de La Fontaine où la grenouille s'espérait toujours mieux plus grosse...Et aujourd'hui,le marché de 495 millions de consommateurs ne peut plus être présenté comme le grand espoir parce que cet espoir s’est progressivement et irrémédiablement évanoui au gré des sommets "européens" qui se sont succédés depuis une trentaine d'année au fur et à mesure que cette union s’est grossie de nouveaux pays aux particularités économiques ou sociales parfois assez accusées. Parce que les consommateurs de ces pays n'avaient pas attendu l'Union pour commencer à consommer. Ils consommaient déjà auparavant,à hauteur de ce qu'ils pouvaient,en fonction du revenu de leur travail et seulement de cela. Les entreprises également avaient déjà leurs fournisseurs et leurs clients.

La réalisation de l'Union sur le papier,par la force d’une Constitution adoptée dans le dos des peuples ne changera rien de ce coté là. Les ressortissants des nouveaux pays intégrés ne seront pas dispensés de travailler,autant et mieux qu'avant.

La présidence de l’Union Européenne pour six mois et pour pérenniser le petit train -train,ajoutée aux cinq mois suivants hypothéqués par ces élections européennes et en arrondissant avec les vacances de l’été 2009,ce seront quatorze mois de perdus pour notre pays,pendant que le prix du pétrole continuera à grimper et que le chômage reviendra en force.

Quel sera le pourcentage des votants aux prochaines européennes en 2009? Entre 30 et 35% ? Pourquoi pas ?
Mais cela n’empêchera pas nos politiciens de penser,dans la foulée, aux élections régionales de 2010 et à la présidentielle française de 2012.


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Avec cette histoire de déremboursement (35% au lieu de 100%) préconisé pour certains médicaments utilisés contre les affections longue durée (ALD:cancer,diabète,hypertension artérielle ,entre autres) ,n’y aurait-il pas lieu de se demander si la Sécurité Sociale est bien dirigée par des responsables compétents et aptes plutôt que par des gens qui agiraient à leur façon dans le prolongement des échecs successifs des récents mouvements sociaux afin d’entretenir dans notre pays une situation de sérieux malaise ou de crise destinée à saboter ou contrecarrer tous les efforts de réformes engagés depuis un an tout juste par un gouvernement qui tient sa légitimité d’un vote populaire? Comme si,pour amputer le pouvoir d’achat, la hausse du prix du pétrole ne suffisait pas,avec ses incidences directes sur les prix des carburants et du fuel domestique pour le chauffage des habitations!

Alors ballon d’essai lancé par le gouvernement comme certains l‘ont envisagé, mais sans bien chercher à comprendre?
Non.
Plus sûrement répétition de l’affaire de la TVA sociale,l’an passé juste avant les législatives. Nouvel impôt qui n’a jamais vu le jour.
Répétition encore de l’affaire du « plan d’austérité » ce printemps juste avant les municipales. Plan qui n’a existé que dans la tête de nos bons socialistes.

N’y aurait-il à la Sécurité Sociale que des actuaires ou des statisticiens qui seraient incapables d’établir avec rigueur les projections chiffrées sur l’évolution des coûts des maladies de longue durée,comme si celles-ci devaient être un fait nouveau qui aurait frappé un certain nombre d’ affiliés juste après les remises en ordre dans les comptes à la fin 2007 et en contrepartie desquelles on demandait déjà des efforts,comme le non remboursement d’un demi euro pour chaque boîte de médicaments prescrite,en fait une mesure stupide ?

Y aurait-il encore quelques autres cadavres ou déficits non avoués croupissants dans les placards de la Sécurité Sociale et qu’on attendrait malicieusement de ressortir juste au bon moment pour entretenir le mécontentement?

Ou alors cette tactique,consistant à créer toujours de nouvelles règles,tant au niveau des remboursements dans le sens d’une minoration qu’à celui des cotisations dans le sens d‘une majoration,ne serait -elle qu’une manière déguisée de maintenir l’emploi à la Sécurité Sociale,de ceux de ses personnels,pas les plus mal payés, qui seraient en permanence chargés de rédiger et faire diffuser dans les « Caisses » les notes de service internes pour la mise en application de ces dispositions chaque fois nouvelles,compliquant à l’extrême le travail d’exécution pour les employés ou les informaticiens,et plus marginalement,les rédacteurs de « La lettre aux assurés » ,provoquant une sensation de manque d’effectifs? Avec,pour corollaire,le même surcroît de travail administratif provoqué artificiellement dans les autres organismes rembourseurs du complément , mutuelles ou assurances, qui seraient obligées de s’aligner .

Au demeurant et sur un autre plan,était-ce vraiment judicieux de la part du directeur de la Sécurité Sociale ,en ces jours de grande chaleur après un printemps maussade qui n’en finissait pas, de provoquer un tel émoi non seulement chez les cardiaques et les diabétiques ,mais aussi chez les encore bien portants nullement à l’abri de ces maladies,dites de longue durée?

Le député de Belfort,Damien Meslot évoquant à la suite de cette affaire le cas de ce singulier directeur de la Sécurité Sociale aurait demandé à la ministre de la Santé , Roselyne Bachelot , « de remettre ce haut fonctionnaire à la place qui est la sienne ». Il aurait ,dans ce cas, été fort gentil,car ce ne serait pas purement et simplement sa démission qui aurait dû être exigée?


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Monsieur Valéry Giscard d’Estaing , qui a été notre Président de mai 1974 à mai 1981 et qui aura dû affronter durant son septennat deux crises pétrolières, n’aime pas les éoliennes qui défigurent nos paysages . Et il le fait bien savoir .
Vendredi dernier,13 juin 2008, il était invité de la station de radio RMC. Des passages de l‘émission peuvent être écoutés à partir de son blog (*) .
Je reprends ci-dessous ce qui y a aussi été écrit le jeudi 10 avril 2008 ,sous le titre « La nature défigurée par les éoliennes » (**).

« En regardant par la fenêtre du TGV qui nous conduisait de Tours à Paris, j’ai été horrifié par la vision de ce que j’ai aperçu dans le paysage beauceron, cher à Péguy et à Marcel Proust : une forêt d’éoliennes blanches, tournant avec le vent. Un des éléments les plus précieux de la culture française que nous pouvons espérer conserver, c’est bien notre paysage. Comme Président de la République, j’avais agi pour protéger les côtes françaises, en créant le Conservatoire du littoral, qui nous a évité la défiguration du rivage. Mais voici que le puissant lobby germanodanois des éoliennes s’attaque à la campagne française depuis la haute Auvergne jusqu’à Chartres. Nous manquons d’énergies renouvelables, avancent les promoteurs, qui s’en prennent à deux maillons faibles : les agriculteurs dont ils louent le terrain, et les maires auxquels on promet des recettes fiscales. Or il ne s’agit pas d’énergie renouvelable, mais d’énergie subventionnée. L’électricité produite est payée (par le contribuable) trois fois plus chère que le tarif d’Electricité de France, et coûte une fois et demie le prix de l’électricité nucléaire. S’ajoutent à cela de substantiels avantages fiscaux pour les promoteurs. La nature a été défigurée à l’Est de Berlin par la rotation de ces silhouettes dégingandées et funèbres. Il est grand temps que les pouvoirs publics se saisissent du dossier, en demandant une expertise financière et technique à un organisme indépendant, et en décidant un moratoire dans l’attente de ses conclusions. « Ecoute, bûcheron, arrête un peu le bras…. Combien de feu, de sang, de mort, et de détresse, mérites-tu, méchant pour tuer nos déesses ? ».  »

N’est -ce pas surprenant de sa part,lui qui a fait instaurer,en France bien avant les autres pays qui ont fait de même par la suite, un horaire d’été pour soi-disant économiser de l’énergie électrique,mais qui ,en fait, s‘avère inutile et vain à notre époque, plutôt même perturbant,parce que ,comme chacun peut le constater,toute l’activité économique,de jour comme de nuit, est plus ou moins dépendante de l’électricité qui ne sert plus uniquement à satisfaire des besoins d’éclairage,comme lorsque cette forme d’énergie fut mise au service des foyers français,en ville d’abord,dans les campagnes ensuite, pour pallier l’absence de lumière du soleil la nuit ou dans la journée par temps fortement couvert?

Valéry Giscard d’Estaing se dit « horrifié par la vision de ce (qu’il a) aperçu dans le paysage beauceron,cher à Péguy et à Marcel Proust:une forêt d’éoliennes blanches,tournant avec le vent. »
Très bien. Les amoureux de beaux paysages ne peuvent qu’être d’accord avec lui.
Mais maintenant,supposons,avec tout le respect que nous lui devons, qu’au lieu de voyager à bord du TGV qui le conduisait de Tours à Paris, il fut ,au même moment,randonneur pédestre sur un chemin balisé près de l’endroit même où étaient installées les maudites éoliennes. Dans ce cas de figure ,qu’aurait-il pu voir passer dans ce même paysage beauceron,cher à Péguy et à Marcel Proust ? Un beau train,le TGV !

Alors fallait-il enterrer les lignes TGV pour préserver les beaux paysages? Faut-il mettre au point des éoliennes avec mâts télescopiques,dissimulables dans des silos et qui ne se dresseraient dans le paysage que la nuit et par vent suffisamment puissant ? Pour un coût évidemment bien supérieur à celui actuellement constaté dans le cas de mâts fixes et ordinaires qu’il juge déjà déraisonnable?

Notre ex-président rappelle qu’il avait agi pour  « protéger les côtes françaises,en créant le Conservatoire du littoral ».A-t-on à l’époque,et en conséquence, démoli beaucoup de phares édifiés en bord de mer pour guider les marins la nuit ?
Et pourquoi les éoliennes ne disparaîtraient-elles pas un jour comme les anciens moulins à vent,si une nouvelle forme d’énergie plus avantageuse ou moins dispendieuse venait à être découverte?

Monsieur Giscard d’Estaing s’est-il rendu un jour à Besançon dans l’Est de la France ? Que pense-t-il des fortifications dont cette ville regorge,comme,entre autres, sa Citadelle construite par Vauban,qui font sa fierté touristique ,mais qui,ce dont personne apparemment ne s’est jamais plaint, défigurent un paysage rocheux et accidenté verdoyant autour et en contrebas duquel s’est développée cette capitale régionale ? Un paysage nu qui aurait pu être très « cher » à Victor Hugo,Pierre Proudhon ou Gustave Courbet s’ils n’étaient pas nés après leur édification?
Et les fortifications de Belfort,plus à l‘Est encore ?

« Ecoutez,Monsieur le Président Giscard d‘Estaing ,arrêtez un peu vos jérémiades...Combien de postes de fonctionnaires inutiles voulez-vous encore faire créer en souhaitant que les pouvoirs publics se saisissent du dossier ? »

Pour l’heure,il y a trop d’impôts en France parce qu'il faut payer des fonctionnaires en surnombre et le pétrole est beaucoup trop cher,vous ne réalisez donc pas que ça râle de partout ,il s’agit d’abord et avant tout de faire réduire sa demande,surtout que son prix ne s’abaissera durablement qu’à cette condition.



TGV entre Besançon et Belfort




Besançon.La Citadelle




La même Citadelle vue d'en haut




Belfort.Les fortifications et le lion



(*)Extrait émission RMC

(**)La nature défigurée par les éoliennes


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